Il y a une semaine, la Fédération suisse de gymnastique (STV) avait licencié les Bulgares Iliana Dineva, entraîneur en chef, et d'Aneliya Stancheva, entraîneur national, toutes deux en poste depuis un an.
Cette décision faisait suite à des articles de presse faisant état de graves critiques d'anciennes athlètes concernant les méthodes d'entraînement et les rapports humains. Les gymnastes auraient été forcées de s'entraîner alors qu'elles étaient blessées. Des abus physiques et verbaux ont aussi été évoqués.
fg/com
Un enfant de 13 ans a dû suivre une thérapie
"J'ai arrêté la gymnastique rythmique à cause d'elle", explique dans Blick, Alina Carboni (13 ans), championne de Suisse dans sa catégorie d'âge en 2019. "À cause d'elle, ma fille a dû d'abord suivre une thérapie" accuse la maman de la jeune gymnaste, qui a travaillé comme juge de compétition au niveau national. Sa fille a beaucoup souffert de la pression psychologique notamment. "Elle a dû s'entraîner et prendre part à des compétitions blessée, même après avoir pleuré de douleur par la suite". Elle, c'est Maria Balado, qui rapportait à Iliana Dineva.
L'Espagnole aurait proféré des remarques désobligeantes sur la silhouette de certaines gymnastes. "Parfois, elle s'asseyait à côté de moi et me parlait des autres gymnastes. Elle me disait: "elle est grosse" et "elle ne peut pas le faire".