"En gros, cela signifie que j'ai une quantité limitée d'énergie cérébrale par jour", témoigne l'ancien pilier néo-zélandais, qui se plaint aujourd'hui de pertes de mémoires et a même avoué des envies suicidaires en raison de la progression de sa maladie neuro-dégénérative.
"C'est la meilleure façon de résumer ma situation et il faut en permanence faire attention à ce que vous faites et comment vous voulez dépenser cette énergie", poursuit l'ancienne star, considérée à l'époque comme le meilleur au monde à son poste.
Comme lui, de plus en plus de joueurs de rugby -et d'autres disciplines- reconnaissent aujourd'hui souffrir de troubles neurologiques (lésion cérébrale permanente, démence précoce, épilepsie post-traumatique, maladie de Parkinson, dépression...) causés par la répétition des chocs durant leur carrière.
Procédure juridique lancée
En compagnie d'anciens joueurs souffrant de troubles similaires comme l'ancien talonneur anglais Steve Thompson ou le 3e ligne gallois Alix Popham, il a rejoint une action collective pour dénoncer l'inaction de différentes instances ces dernières années.
"Je n'ai pas rejoint cette procédure juridique pour des raisons financières, mais pour voir ce sport changer de l'intérieur", s'est-t-il justifié. "Pour que l'on s'occupe mieux des joueurs".
afp/tzing