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Andy Murray nouveau maître du gazon londonien

Andy Murray aura parfaitement exploité l'élimination de Novak Djokovic pour triompher sur le gazon londonien. [Gerry Penny]
Andy Murray aura parfaitement exploité l'élimination de Novak Djokovic pour triompher sur le gazon londonien. - [Gerry Penny]
Andy Murray a conquis dimanche son troisième titre du Grand Chelem, le deuxième à Wimbledon. Le no 2 mondial a dominé le Canadien Milos Raonic 6-4 7-6 (7/3) 7-6 (7/2) en finale sur le gazon londonien.

Battu dans ses trois dernières finales majeures - à chaque fois par Novak Djokovic -, l'Ecossais (29 ans) a mis un terme à une disette de trois ans en Grand Chelem. Sacré à New York en 2012 puis à Wimbledon en 2013 alors que son coach s'appelait déjà Ivan Lendl, il avait notamment vu entre-temps un certain Stan Wawrinka revenir à sa hauteur...

En larmes sur sa chaise à l'issue d'une finale qu'il a maîtrisée de bout en bout, Andy Murray a donc réussi là où Roger Federer a échoué. Le Britannique a su profiter de l'élimination précoce de Novak Djokovic, sorti au 3e tour par Sam Querrey, alors que le Bâlois avait laissé passer sa chance vendredi dans une demi-finale où il avait mené deux sets à un face à Milos Raonic.

La contre-performance londonienne de Novak Djokovic n'enlève cependant rien aux mérites d'Andy Murray. Le natif de Dunblane vit une saison remarquable, marquée jusque-là par la quête de deux titres (Masters 1000 de Rome et Queen's) mais surtout par les deux défaites subies face à Nole en finale de Grand Chelem (Open d'Australie et Roland-Garros).

Concentré, appliqué, serein

Dimanche, Andy Muray a témoigné d'une grande maîtrise sur un Centre Court où il a également conquis le titre olympique en simple en 2012. Il ne s'est ainsi retrouvé qu'une seule fois en danger sur son service, à 2-2 15/40 dans la troisième manche. Il a écarté la première balle de break d'un service gagnant, avant de profiter d'un revers slicé manqué par son adversaire pour effacer la seconde. Le Britannique a réussi autant de coups gagnants que son adversaire (39 chacun), mais n'a commis que 12 fautes directes contre 29 pour Milos Raonic.

Premier Canadien présent dans une finale majeure dans le simple messieurs, Milos Raonic a, à l'inverse, manqué le premier grand rendez-vous de sa carrière. Le Canadien de 25 ans n'a claqué que 8 aces dimanche, alors qu'il en avait armé 137 dans ses six premiers matches. Son manque de tranchant au filet fut rédhibitoire face à un défenseur de la trempe d'Andy Murray. Il a concédé le seul break de la journée dans le septième jeu du match et a totalement manqué son affaire dans les deux tie-breaks, se retrouvant rapidement mené 5/1 dans le premier jeu décisif et 5/0 dans le deuxième.

ats/bond

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